MAHE T.,INRA, UMR 1215 GAEL, Grenoble et Univ. Grenoble 2, UMR 1215 GAEL, Grenoble, France
Résumé
Les produits alimentaires portant la mention « issu du commerce équitable » constituent un marché de niche en grande expansion. Quelques études analysent les propensions à payer pour les produits équitables, sur des produits comme le café ou le chocolat. L’objectif de nos deux études rapportées ici est de caractériser les propensions à payer pour la banane issue du commerce équitable, qui porte le logo Max Havelaar vendue en grande surface. Sur des échantillons d’acheteurs de deux pays distincts, la France et la Suisse, on étudie la prime pour Max Havelaar. Une des techniques est l’évaluation contingente et est réalisée par enquête. L’autre méthode utilisée est l’enchère expérimentale. Les résultats montrent que certains facteurs influencent les consentements à payer comme l’âge ou la perception du commerce équitable.Les résultats montrent aussi qu'une proportion non négligeable de consommateurs est prête à payer une prime pour les bananes Max Havelaar, une proportion supérieure à la part de marché des bananes Max Havelaar.
Abstract
Fair trade food products represent a developing but still niche market and raise the interest of economists. The literature in experimental economics and marketing research give insights on consumers’ willingness-to-pay for fair trade food products such as coffee or chocolate. In this study, we assess the willingness-to-pay for fair trade bananas using two methodologies: the first is a contingent valuation followed by a double-bounded choice model; the second is an experimental auction. They respectively take place in Switzerland and in France. The results show that the premium for fair trade is influenced by age and the perception of fair trade. The results also show that the proportion of respondents valuing the Max Havelaar label both with the survey method and the experimental auction is higher than the market share of the product.
© FTIS - 2008 - Tous droits réservés. : 16/07/2008